Mes parents se séparent

Aujourd’hui, de nombreux couples divorcent ou se séparent et c’est souvent un moment difficile à vivre pour les enfants. C’est différent selon l’âge que l’on a au moment du divorce de ses parents. Dans tous les cas, que l’on soit petit ou grand, on ne l’a pas choisi ! C’est donc difficile car cela vient changer des choses sans qu’on ne les ait décidées ! Alors on est quelques fois assez en colère !

Le divorce ou la séparation des parents vient tout d’un coup poser des questions : Est-ce que je vais déménager ? Chez qui je vais habiter ? Est-ce que je vais devoir choisir soit mon père soit ma mère ? Est-ce que ce n’est pas un peu de ma faute s’ils se séparent ? On peut se sentir des fois coupable de ce qui arrive, surtout si les parents se disputent sur des choses qui nous concernent (les mauvaises notes qu’on a à l’école par exemple... ). Il faut savoir que quelques fois les parents se disputent à propos de leurs enfants mais ce n’est en aucun cas de leur faute s’ils se séparent. Quand on ne s’entend plus, tous les sujets de conversation sont bons pour déclencher les disputes !

Cette séparation vient souvent tout chambouler car on croit que nos parents resteront toujours ensemble. Cela peut déclencher une grande déception de voir que ce n’est pas le cas. On peut ne plus avoir confiance dans la vie, ne plus faire confiance aux autres car ce à quoi on croyait (l’amour et la bonne entente entre nos parents, l’idée qu’ils seraient toujours ensemble pour nous protéger) tout d’un coup, ne tient plus. Si en plus, on est adolescent et que l’on commence à avoir des relations amoureuses, cela n’est pas toujours simple car on peut avoir sans cesse peur que l’autre nous laisse. On ne se sent alors plus vraiment en sécurité et on aimerait bien que tout redevienne comme avant.

Est-ce que je vais être aimé par mes parents comme avant ? Est-ce qu’il y en a pas un des deux qui va me laisser tomber ? Quelle est ma place maintenant ? Suis-je toujours le même ? Et puis quelques fois, selon les situations, on en veut un peu plus à l’un de nos parents. Et on ne sait pas trop comment réagir si notre père critique notre mère et inversement, on est sans cesse partagé.

Bien sûr tout le monde ne vit pas le divorce ou la séparation de la même façon et cela se passe plus ou moins bien selon les situations et les histoires de chacun. Mais ce n’est pas parce qu’aujourd’hui beaucoup d’enfants vivent le divorce que ce n’est pas difficile. Le nombre de divorce ne doit pas en banaliser le vécu. Il faut souvent du temps pour comprendre et vivre cela de manière plus positive. Le divorce et la séparation souvent améliorent la situation et rendent plus calme la vie de famille, qui était conflictuelle auparavant. Mais on ne le voit pas tout de suite.

Si vous vivez cette situation et que cela est dur pour vous, il ne faut pas hésiter à en parler à quelqu’un de confiance. Cela peut être directement à vos parents mais quelques fois il est nécessaire d’en parler à d’autres (amis, infirmière scolaire, médecin, psychologue... ) N’hésitez pas à nous contacter si besoin.

Je suis encore vierge...

La virginité est un concept très important pour les religions ( par exemple la religion catholique avec la Vierge Marie ), où elle prend un caractère positif, associé à la pureté. Dans beaucoup de religions, la non virginité au mariage apportait (apporte... ) le déshonneur de la famille entière.

 

Aujourd’hui avec l’évolution de la société et des mœurs entraînant la libération de la femme, la virginité perd de son importance, si bien que certaines jeunes filles, toujours vierges après un certain âge ( 17 ou 18 ans ) se sentent complexées.

Physiquement, être vierge, c’est ne jamais avoir eu de rapports sexuels. Cependant, des jeunes filles s’interrogent : suis-je encore vierge après des caresses ? Après des pratiques masturbatoires ? Après une sodomie ?... Qu’entend-t-on exactement par « virginité » ? Est ce seulement ne jamais avoir eu de pénétration vaginale par un partenaire, soit en fait, garder son hymen ? Ce serait alors réduire la virginité à une approche physiologique. En fait, être vierge, ou non vierge, c’est certainement beaucoup dans l’esprit...

Alors, y a-t-il un âge pour la première fois ? Naturellement non ! Certaines femmes sont toujours vierges à 25 ans et l’assument ! Toutes les femmes sont différentes, chacune son vécu, son éducation, sa culture, ses peurs et ses angoisses... donc à chacune son âge pour découvrir la sexualité partagée.

La virginité n’a pas à être honteuse, et il n’y a pas à se dire « je suis nulle, je n’ai jamais couché avec un garçon ». C’est parfois difficile, à l’âge adolescent ou le groupe est important. Il y a celles « qui l’ont fait » et les autres...mais avec un peu de recul, « le faire » pour dire de l’avoir fait, pourquoi ?

Attendre, si l’on est pas prête, c’est peut être aussi se dire... « je le ferai parce que je l’aime », et alors, être dans l’échange où l’acte d’amour prend réellement tout son sens.

 

 

 

Le pass contraception prévention rhône-alpes

Le pass contraception-prévention Rhône-alpes : Pour quoi ? Pour qui ? Comment ? Il s’adresse aux filles et aux garçons, bénéficiaires de la carte M’ra ! Anonyme et gratuit, il ne nécessite pas la présentation de la carte vitale aux professionnels de santé.

Le Pass contraception-prévention permet :

Pour les filles · une 1ère visite chez le médecin ;

· une prise de sang ou un prélèvement local et une analyse médicale (dans une démarche d’accès à la contraception et/ou de dépistage d’infection sexuellement transmissible) ;

· la délivrance d’un mode contraceptif : pilule, patch, anneau vaginal, diaphragme, implant ou dispositif intra-utérin (D.I.U = stérilet)

· une 2ème visite chez le médecin (facultative) pour une visite de contrôle ou la pose d’un mode contraceptif tels que le DIU ou l’implant.

Pour les garçons · une consultation médicale ;

· une prise de sang et une analyse médicale (dans une démarche de dépistage d’infection sexuellement transmissible).

Comment ?

Vous êtes titulaire de la carte M’ra ? · Vous commandez le Pass contraception-prévention surwww.rhonealpes.fr/996-pass-c...

· Vous recevrez des coupons (sous pli confidentiel) à l’adresse de votre choix.

Pour vous accompagner dans vos démarches, vous pouvez vous adresser au référent santé de votre établissement (infirmière scolaire, conseiller en mission locale...).

· Vous vous rendez chez le médecin, le pharmacien ou au laboratoire d’analyses avec le coupon adapté. Attention : lors de la prise de rendez-vous chez le médecin ou lorsque vous vous présenterez au laboratoire ou en pharmacie, n’oubliez pas de précisez que vous êtes détenteur de la carte M’ra ! afin de vous assurer que le professionnel accepte d’être remboursé par la Région dans le cadre du Pass contraception-prévention.

www.rhonealpes.fr/996-pass-c...

 

Quand utiliser la pilule du lendemain ?

• si j’ai oublié de prendre ma pilule et que j’ai eu des rapports sexuels dans les 5 jours précédents l’oubli,

• si j’ai oublié de prendre ma pilule plus de deux fois,

• si le préservatif s’est déchiré, était mal utilisé et que je ne prends pas la pilule (ou que je n’ai pas de moyen de contraception régulier),

• si j’ai eu un rapport sexuel sans aucun moyen de contraception alors il est important de prendre la pilule du lendemain pour éviter une grossesse.

Dans quel délai prendre la pilule du lendemain ?

Plus la pilule du lendemain est prise rapidement après le rapport sexuel, plus elle est efficace. Mais elle porte mal son nom car vous pouvez la prendre jusqu’à 72H (3 jours) maximum après le rapport.

Où se procurer la pilule du lendemain ?

Vous pouvez vous la procurer auprès de l’infirmière scolaire. Elle vous la remettra et vous donnera toutes les informations nécessaires, en toute confidentialité. Cela est gratuit.

Vous pouvez vous la procurer en pharmacie. Si vous êtes mineure, elle sera gratuite. Si vous êtes majeure, elle coûte environ 8 euros, elle est remboursée à 65 % si vous avez une ordonnance de votre médecin. Dans tous les cas, le pharmacien se doit de vous la remettre même si vous n’avez pas d’ordonnance.

Vous pouvez encore aller dans un centre de planification. Elle vous sera remise gratuitement si vous êtes mineure, si vous n’avez pas de couverture sociale, ou si vous dépendez de la couverture sociale de vos parents et que vous ne souhaitez pas qu’ils soient au courant.

Les services de garde de l’hôpital, les urgences peuvent aussi vous en procurer.

Pour toutes autres questions, vous pouvez nous contacter par mail ou par téléphone, vous pouvez également appeler un centre de planification, demander à votre infirmière scolaire ou vous adresser à un médecin.

 

 

Homo et alors !

Les stéréotypes autour de l’homosexualité sont encore largement répandus, renvoyant à des images caricaturales telles que l’allure de camionneurs pour les lesbiennes ou d’hommes efféminés pour les gays. Alors les réflexions telles que « celui-là / celle-là je suis sûr qu’il/elle en fait partie » ne manquent pas d’émerger dans les discussions comme si l’homosexualité s’affichait d’emblée chez quelqu’un.

L’homosexualité peut être vécue de manière très différente, que ce soit dans les sentiments, les comportements, les pratiques sexuelles. Et l’homosexualité n’est pas qu’une question de pratique sexuelle. Cela concerne la vie affective dans son ensemble, dans sa complexité. Que l’on soit homosexuel, hétérosexuel, bisexuel, il s’agit d’une relation avec un autre où se posent les questions de coups de foudre, d’amour, de fidélité, d’acceptation de l’autre avec ses défauts et qualités, de vie à deux…

De plus, l’homosexualité n’est pas vécue de la même manière selon qu’elle soit exprimée, cachée, que l’on vive en ville ou à la campagne, qu’elle soit acceptée par la famille et l’entourage ou non.

Il n’y a donc pas une homosexualité qui s’exprimerait de manière identique chez tous les gays et les lesbiennes mais une multitude de façon d’être et de ressentir. Il y a bien sûr des points communs qui relèvent surtout de la manière dont la société traite l’homosexualité. Le regard des autres pèse souvent lourd pour les homosexuels et il n’est pas toujours facile d’y faire face, de l’affronter et de trouver une écoute positive.

SIDA : Le dépistage

Pourquoi ?

  • Pour abandonner l’usage du préservatif car vous vivez une relation stable avec quelqu’un.

  • Pour être sûr de ne pas avoir été contaminé si vous avez pris un risque. Rester dans l’incertitude peut être très angoissant, faire le dépistage vous permettra probablement de vous rassurer.

  • Pour ne pas contaminer le, la ou les partenaires. On peut être infecté et contagieux sans avoir de signes particuliers. Si vous avez pris un risque, rendez vous le plus tôt possible et au plus tard dans les 48H au service d’urgence le plus proche, avec votre partenaire si possible. Un médecin évaluera l’intérêt de vous prescrire un traitement qui vise à détruire le virus du sida avant qu’il ne se développe dans votre organisme. Attention, ce traitement n’élimine pas totalement le risque de contamination. Et il peut provoquer des effets secondaires.

Quand faire le dépistage ? Aujourd’hui il est possible de faire un dépistage dès le 15ème jour après une situation à risque.

Si le test est positif cela veut dire de façon certaine qu’il y a eu contamination. La prise en charge alors pourra se faire immédiatement. Si le test est négatif, il faudra refaire un test car c’est seulement 6 semaines après la situation à risque que le résultat est sûr. Jusqu’à ce moment là, il faut continuer à se protéger et protéger son partenaire.

Où se rendre ?

Centre hospitalier de Roanne 
CIDDIST / CDAG 
04.77.44.30.73 
Sur rdv les lundis de 14H à 17H30, les mardis de 9H30 à 12H30, les jeudis de 14H à 17H 
Sans rdv les mercredis de 14h à 16h30, les vendredis de 9H à 12H sans RDV.

Dans les centres de planification et d’éducation familiale :

Centre de planification et d’éducation familiale du Roannais 
Centre Hospitalier 
28 rue de Charlieu 
42300 ROANNE 
04.77.44.31.92 
Accès direct : par la rue de l’hôpital (rue du SAMU),escaliers extérieurs, face à la rue Fontquentin 
Permanences le lundi de 13H à 16H, le mercredi de 12H à 18H, le vendredi de 12H à 17H30

Centre de planification et d’éducation familiale du Charolais 
Centre hospitalier « les charmes » 
71600 PARAY LE MONIAL 
03.85.81.83.43 
Ouvert lundi, mardi, mercredi de 9H à 17H, Jeudi de 14H à 18H, Vendredi de 8H à 15H

Que le résultat soit positif ou négatif, il est important de s’entretenir avec un médecin au moment où vous l’apprenez. Celui-ci est tenu au secret médical. Un livre concernant ce sujet à voir sur notre site VIH sida : la vie en danger ( dès 15 ans )

 

 

Désir d’enfant, grossesse et avortement à l’adolescence

Etre enceinte, quelque soit l’âge que l’on a, vient modifier beaucoup de choses dans la vie. Mais lorsque l’on est adolescente, cela vient poser un certain nombre de questions qui ne se posent pas lorsqu’on est adulte.

 

Les adolescentes ont déjà beaucoup à faire pour intégrer les transformations de leur corps, l’expérience de la sexualité et des relations amoureuses, les modifications des relations familiales, une autonomie et des responsabilités nouvelles. Il y a la question de l’avenir, avec toutes les incertitudes que cela comporte. Qu’est-ce que j’en envie de faire de ma vie ? Qu’est-ce que je peux faire ? Tous ces changements ne sont pas anodins et entraînent des émotions fortes, des envies, des inquiétudes, des angoisses. Alors lorsqu’une grossesse arrive dans ce moment déjà intense, cela pose souvent la question du choix de garder ou non l’enfant. Quelques fois ce n’est pas l’adolescente elle-même qui s’interroge mais l’entourage, la famille, le petit ami… Et ce choix n’est pas simple. Il se peut que la décision soit discutée avec son petit ami, ses parents ou d’autres personnes de l’entourage mais l’IVG (interruption volontaire de grossesse) ne peut en aucun cas être imposée ou interdite par quelqu’un, que l’on soit mineure ou non.

Il est important de bien réfléchir à ce que l’arrivée de ce bébé va venir changer. Entre ce que l’on imagine et la réalité, il y a un écart qu’il faudra surmonter après l’accouchement. En dehors des besoins tels que manger, dormir, être lavé, un bébé demande d’être entouré de manière toute particulière. Il est important d’être attentif sans être trop angoissé. Et même si tout cela n’est pas simple pour tout un chacun, la vie adolescente vient compliquer tout ce processus du « devenir mère. » Les relations aux autres vont aussi changer. Les amis vont continuer à vivre leur adolescence, le petit ami devient père, les parents deviennent grand-parents…

Quelques fois à l’adolescence, le désir de grossesse et/ou le désir d’enfant peut être une tentative de comblement d’un manque important, d’une sensation de vide. C’est comme si cet enfant, d’abord à l’intérieur de soi, donnait le sentiment d’exister. La grossesse peut être aussi une tentative de garder son petit ami auprès de soi tellement l’angoisse de le perdre est grande. L’adolescence est un moment où l’on est particulièrement fragile et où beaucoup d’enjeux psychiques restent inconscients. C’est pour cette raison qu’il est important de s’interroger sur son désir d’enfant car une fois l’enfant présent, il n’est plus possible de repartir en arrière. Lorsque l’enfant est là comme « solution » à un problème, cela risque d’être plus dur pour lui et pour ses parents.

Mais malgré tout, être mère à l’adolescence n’est pas toujours quelque chose de dramatique heureusement ! Et cela peut aussi très bien se passer !

Dans le cas du choix de l’avortement, les choses ne sont pas simples non plus. Ce n’est pas un acte anodin et là encore cela peut venir bouleverser la vie de l’adolescente et la vie d’adulte par la suite. (Pour en savoir plus, allez voir l’article de Fil santé jeunes : « Est-ce vraiment un choix ? » ) C’est pour cette raison que quelque soit la décision prise il est important de ne pas rester seule avec toutes les émotions et les questions que cela amènent et de se faire accompagner.

Pour compléter cet article je vous conseille cet ouvrage le droit de choisir

 

 

L’avortement aujourd’hui

En 1967, la loi Neuwirth légalisait la contraception. Cette loi fut complétée en janvier 1975 par la loi Veil, autorisant l’avortement, ou IVG ( Interruption Volontaire de Grossesse ), à ne pas confondre avec l’IMG ( Interruption Médicale de Grossesse, pratiquée si la grossesse est dangereuse pour la mère ou si l’embryon est atteint de malformation grave et incurable). Il faut bien voir dans la loi Veil, non pas un texte « pro-avortement », mais l’encadrement juridique d’un acte qui se pratiquait de manière illégale et souvent dangereuse pour les femmes.

Aujourd’hui, la France se trouve face à un paradoxe : alors que le taux de contraception est l’un des plus élevé au monde, le nombre d’IVG reste de près de 200 000 par an, dont 13 000 mineures. Une étude de l’INPES révèle qu’une « norme médicale contraceptive » semble s’être imposée en France selon l’âge de la femme : préservatif au début de la sexualité, pilule puis stérilet après les naissances. Or, comme l’a soulignée Mme Bachelot lors de la prépartion de la dernière campagne de prévention,

« la contraception n’est pas un acte mécanique et consumériste. Elle doit être choisie, adaptée, réfléchie ».

Quand on sait (étude Cocoon 2000) que deux grossesses non-prévues sur trois surviennent chez des femmes qui disent utiliser un contraceptif, ceci interpelle sur l’adaptation de la méthode utilisée à la personne. Trop de femmes ne connaissent pas les nouvelles méthodes ( implants, anneau...).

Informer toutes les femmes, c’est l’objet de la dernière campagne...

 

Plus concrètement, comment se déroule une IVG ? Après une prise de sang confirmant la grossesse et en datant exactement le début, un rendez vous doit être pris au centre hospitalier. Pour les mineures, deux entretiens médicaux ont lieu, et un entretien social est proposé ( parfois imposé selon l’âge ). Précisons que depuis 2001, l’autorisation parentale n’est plus obligatoire pour les mineures, bien qu’encouragée. Si la jeune fille refuse l’accord de ses parents, elle doit avoir cependant l’autorisation d’une personne majeure de son choix.

Selon la date de la grossesse, deux méthodes sont possibles :

  • avant 5 semaines de grossesse, la méthode médicamenteuse ( RU 486) est possible. Dans les faits, trois premiers comprimés sont pris chez le médecin ; la patiente rentre chez elle et retourne à l’hôpital 36 à 48 heures après cette première prise ; un second médicament lui est administré sous contrôle médical. La patiente reste sous surveillance quelques heures, pendant lesquelles les saignements sont plus importants, puis rentre chez elle. Les pertes de sangs durent ensuite environ une semaine. Une visite de contrôle a lieu au bout de 10 jours. Cette intervention est fiable à 98 %

  • au-delà de 5 semaines, seule l’intervention chirurgicale est possible. Pratiquée sous anesthésie, le gynécologue introduit une canule dans la vagin et l’utérus pour « aspirer » l’embryon. Cet acte médical dure environ 10 minutes et l’hospitalisation moins d’une demie-journée. La prise en compte de la douleur post-opératoire ( contractions utérines ) est assurée par un traitement médicamenteux.

Autour de Charlieu, vous pouvez vous rendre : Au centre de planification de Roanne : 76 rue Maréchal Foch, 42300 Roanne, tel : 04 77 44 31 92 ou à celui de Paray Le Monial : Centre Hospitalier "Les charmes", 71600 Paray Le Monial ; 03 85 81 83 43. Ces deux structures vous accompagneront dans vos démarches en cas de besoin.

Encadrée, médicalisée, l’acte est sécurisé et le risque vital pour la femme n’existe plus. Cependant, l’expérience reste traumatisante, comme le montre les témoignages recueillis par Monique Hébrard dans son ouvrage « avortement, la parole confisquée ». Au delà des chiffres, du droits, des faits cliniques, l’avortement reste un acte psychologiquement douloureux dans la vie d’une femme...la prévention et l’information restent une priorité... ainsi que la fin de quelques idées reçues pour les jeunes filles : oui, on peut être enceinte même si on a un rapport à proximité de la date des règles ; oui, on peut être enceinte dès le premier rapport sexuel...alors... sortez couverts...

 

et n’oubliez pas qu’au point écoute, les préservatifs sont gratuits... ainsi que les informations et l’écoute !

Internet : risques et plaisirs virtuels

 

Aujourd’hui quel adolescent ne chatte pas sur internet, sur MSN ? Lequel d’entre vous n’a pas son compte facebook ? Qui ne va pas chercher sur un forum les réponses aux questions que l’on n’ose pas poser ? Qui n’a pas des parents qui s’excitent, s’égosillent « Stop ça suffit ! quitte cet écran des yeux ! tout de suite ! j’ai dit tout de suite ! » Oh il y en a bien encore quelques-uns qui n’ont pas accès à Internet et qui n’ont pas de profil facebook ! « Quoi t’es pas sur facebook ! oh là là ! »

Mais qu’est-ce qu’il a de si intéressant ce fameux Internet ?

C’est d’abord un monde de plaisirs où presque tout est possible. On peut avoir accès à pleins d’informations en un clic, rencontrer un nombre inimaginable de personnes ayant les mêmes activités, les mêmes goûts, on peut draguer, jouer, acheter, rêver, tromper, mentir…. Et ça sans avoir l’impression que l’on prend de grands risques. C’est plutôt pas mal quand on commence à flirter. On expérimente une relation de séduction, amoureuse quelques fois à travers notre écran. On s’arrange un peu avec la vérité histoire de ne pas trop décevoir l’autre Si les choses prennent une tournure qui ne nous plaît pas on s’en va en un clic aussi. Bon c’est bien pour commencer, ça aide à se connaître mais il ne faut pas oublier de se lancer aussi dans la vie. Bref, cela apporte selon les situations, réconfort, bien-être, euphorie, excitation… et beaucoup d’autres sensations agréables.

Mais comme un certain nombre de choses qui apporte du plaisir, surfer sur Internet peut aussi comporter des risques auxquels il vaut mieux réfléchir.

Attention aux données personnelles et aux informations privées : N’oubliez pas que ce que vous écrivez de personnel sur Facebook, sur MSN par exemple peut être facilement visible par d’autres soit parce que vous n’avez pas protégé votre compte soit parce que des petits malins arrivent à voler vos informations. Alors éviter de mettre des choses personnelles, des photos trop « intimes » ou « trop compromettantes » si vous ne voulez pas que ça soit vu par des milliers d’internautes. Attention aussi, sachez que les publicitaires utilisent vos données afin de cibler vos besoins et désirs. Ainsi ils vous envoient précisément des offres qui vous feront envie et ça peut être dur d’y résister. Ne vous faites pas avoir ! Un autre risque est de devenir cyberdépendant, internet peut devenir une véritable drogue dont on ne peut plus se passer. voir article sur la cyberdépendance.

 

 

Ma soeur me déteste !

L’entente entre frères et soeurs ne va pas de soi !

Souvent les relations dans la fratrie sont faites de moments de complicité mais aussi de moments de jalousie, de rivalité et cela est plutôt normal. En effet, avoir des frères et soeurs, signifie, qu’on le veuille ou non, partager. Et en premier lieu, partager l’amour des parents, leur attention et ne pas toujours être le centre d’intérêt. Quand les frères et/ou soeurs monopolisent le regard des parents, cela peut donner un sentiment de solitude, un sentiment d’abandon, ou encore le sentiment que nos parents pourraient moins nous aimer que les autres. Surtout si l’autre réussit mieux que nous dans certains domaines, comme à l’école par exemple. Alors on se met à détester son frère ou sa soeur ! Et les disputes commencent ! Souvent ces disputes sont passagères et on peut partager d’autres moments plus agréables par la suite.

Ce moment de rivalité permet aussi à chacun de grandir, surtout au moment de l’adolescence. C’est en se différenciant de ses parents, de ses frères et soeurs, que l’on construit aussi sa propre identité. Mais s’il n’est pas grave de se disputer, il se peut que cette rivalité provoque de grandes difficultés, qui peuvent conduire des fois jusqu’à la violence verbale et/ou physique ou qui peuvent amener à se renfermer et à se taire. Si cela provoque de telles souffrances, il est important de pouvoir en parler à quelqu’un. Le dire à ses parents peut permettre de rétablir le dialogue dans la famille, ils pourront sûrement vous rassurer sur l’amour et l’intérêt qu’ils vous portent. Vous pouvez aussi en parler à d’autres adultes ou personnes en qui vous avez confiance.

 

 

Je change, mes parents aussi...

Souvent on dit que les adolescents changent mais on oublie que toute la famille change au moment de l’adolescence d’un des enfants. Les adolescents se posent alors beaucoup de questions sur le comportement de leurs parents à leur égard.

Voici quelques exemples :

« Mes parents me surveillent tout le temps. »

Il est normal que vos parents vous surveillent, qu’ils sachent où vous êtes et pourquoi. Tant que vous êtes mineurs, vous êtes sous leur responsabilité. Il est important que vous puissiez vivre vos propres expériences en dehors du regard de vos parents mais il est normal qu’ils vous rappellent quelques limites et interdits. Quelquefois, ils peuvent être trop présents à votre goût et peuvent vouloir tout contrôler. Cela montre aussi qu’ils s’inquiètent pour vous et qu’ils ont peur de ce qui pourrait vous arriver sans eux. Ils ont peut-être du mal à vous faire confiance. La confiance ça se construit et il vous faudra la gagner petit à petit. Il vous faudra négocier certaines choses. Si vous trouvez que vous n’avez pas assez de liberté, il est important de pouvoir discuter avec vos parents. Les explications ne sont pas toujours les mêmes. Mais peut-être pouvez-vous leur demander pourquoi ils vous surveillent tout le temps, qu’est-ce qui leur fait peur…

« J’ai l’impression que mes parents s’en foutent »

Il y a des parents qui surveillent beaucoup leur enfant à l’adolescence mais il y a aussi des parents qui leur laissent tout faire ; et ceci est tout autant difficile à vivre. L’adolescent peut se sentir délaissé, et peut se dire que si ses parents lui autorisent tout, c’est qu’ils ne lui accordent pas beaucoup d’importance, en d’autres termes « qu’ils s’en foutent ». Là encore il peut y avoir différentes explications à cette réaction. Quelquefois, les parents ont pu avoir eux-mêmes des parents très sévères et ne veulent pas faire vivre à leurs enfants ce qu’ils ont vécu. Alors ils leur autorisent tout et ne veulent surtout pas mettre d’interdits. Quelquefois, les parents peuvent rencontrer eux-mêmes des difficultés qui les empêchent d’être à vos côtés, d’être présents. Alors ils vous laissent faire ce que vous voulez. Il peut y avoir encore beaucoup d’autres raisons. Mais ce n’est pas parce qu’ils sont peu présents, qu’ils ne se soucient pas de vous. Il est important aussi de pouvoir leur dire ce que vous ressentez. Peut-être n’avaient-ils pas imaginé que c’était pénible pour vous.

Il y a encore beaucoup d’autres situations et d’autres réactions. Si cela vous fait souffrir, il est important, quand c’est possible, de pouvoir partager ce que vous vivez. Cela peut être directement avec vos parents ou avec un(e) ami(e), un adulte à qui vous faites confiance.

N’hésitez pas non plus à venir nous rencontrer à l’Espace2e.

Vous pouvez aussi consulter d’autres articles concernant ce thème sur le site de fil santé jeunes

 

 

Le regard des autres…

 

A l’adolescence, on est souvent en groupe, en bande ce qui n’est pas sans poser de difficultés quelques fois. Le regard des copains / copines du groupe est important. On a envie de donner une certaine image de soi aux autres. Ce qui amène des fois à faire des choses que l’on n’aurait pas fait dans d’autres circonstances (comme boire avant d’aller en cours par exemple). On pense que cela va impressionner les autres ou que si on ne fait pas comme tout le monde, on sera montré du doigt. Ce n’est pas toujours facile de savoir ce que l’on veut soi, sans se laisser influencer par les autres. Surtout que l’on peut être partagé. On peut avoir envie d’essayer de fumer, de boire, par curiosité tout en sachant quand même que cela peut être illégal et/ou risqué selon les circonstances et n’avoir envie ni de se faire punir, ni de prendre de risques. On peut donc en même temps « avoir envie » et « pas envie » pour des raisons différentes. Mais quand tout le monde vous dit de le faire, se moque de vous parce que vous ne le faites pas alors on se laisse facilement influencer. Il est possible aussi de ruser, c’est-à-dire de « faire semblant » pour ne pas être exclu du groupe ou alors « fuir » en disant qu’on n’a pas le temps, que l’on doit partir. Ce sont des manières pour ne pas faire des choses qu’on ne voudrait pas faire, sans trop se démarquer du groupe.

 

Rentrée : Etre « le » nouveau ou « la » nouvelle !

 

La rentrée, pour certains c’est retrouver ses amis, son collège, son lycée, les profs, les surveillants… Pour certains c’est avec plaisir, pour d’autres c’est un peu en traînant les pieds ! Et puis il y a ceux qui arrivent, les nouveaux ! Ils « débarquent » dans un établissement, une classe qu’ils ne connaissent pas… Alors bien sûr, ce n’est pas toujours simple. Même si le changement peut être agréable, les premiers jours peuvent être un peu angoissants ! Il faut repérer les lieux, faire connaissance avec les autres, se faire des amis, trouver sa place. Cela peut être très rapide pour certains et un peu plus long pour d’autres… Il peut être important de s’inscrire à une activité dans le collège ou le lycée. Cela permet de rencontrer des personnes qui s’intéressent aux mêmes choses que soi.

Selon aussi les raisons qui font que l’on est nouveau ou nouvelle dans l’établissement, on peut le vivre plus ou moins bien. Quelques fois c’est un choix. Mais d’autres fois c’est subi et c’est à contrecœur que l’on a laissé sa classe… On peut avoir peur que nos amis nous oublient et être nostalgique des moments passés avec eux. Mais c’est aussi l’occasion d’avoir des choses à leur raconter quand on les reverra. On peut aussi être en colère et/ou vraiment triste et ne trouver personne d’intéressant dans cette nouvelle classe. Il faudra peut-être un peu de temps pour regarder autour de soi et créer des liens et des amitiés avec d’autres. Mais il serait étonnant que vraiment aucun des autres élèves ne soit intéressant !

Pour en savoir plus vous pouvez aller voir un article sur le site de fil santé jeunes http://www.filsantejeunes.com/actua...